Comprendre les relations entre les communautés locales et les migrants à Gao et Agadez

Cette étude examine les relations entre les communautés locales et les migrants en transit à Agadez, au Niger et à Gao, au Mali. Agadez et Gao sont deux importants centres de transit migratoire au Sahel, où l’ampleur de la programmation en matière de développement et d’aide humanitaire a considérablement augmenté au cours des cinq dernières années. Les résultats s’appuient sur une étude sur documents venant de 58 sources, des entretiens semi-structurés avec 30 agents humanitaires et d’aide au développement et 30 intervenants communautaires, 480 enquêtes quantitatives à distance avec des migrants et des membres de la communauté et 60 entretiens approfondis à distance avec des migrants et des membres de la communauté aux deux endroits. 

L’étude conclut que:

  • Les perceptions des migrants par la communauté varient considérablement parmi les personnes interrogées et suggèrent que les relations entre les communautés locales et les migrants à Agadez sont plus tendues qu’à Gao. 
  • A Agadez et Gao, les membres de la communauté ont souvent exprimé des attitudes négatives à l’égard de segments spécifiques de la population immigrée, y compris les femmes et les migrants de certaines nationalités. 
  • La nature des interactions passées et la force des liens socio-économiques entre les migrants et les membres de la communauté ont joué un rôle important dans le façonnement des attitudes. Bien que la plupart des migrants et des membres de la communauté locale interagissent fréquemment, ces interactions ont généralement lieu dans le quartier, dans la rue ou au marché. Par conséquent, les données suggèrent que les deux groupes ont généralement des liens sociaux et économiques faibles dans les deux lieux d’étude. 
  • Les membres de la communauté attribuent souvent leurs attitudes à l’impact perçu des migrants sur l’économie, les valeurs et la sécurité locales. 
  • Plusieurs facteurs contextuels dans les deux sites d’étude semblent influencer la manière dont les communautés locales perçoivent l’impact des migrants sur leur communauté et expliquent les perspectives divergentes à Agadez et Gao. Les facteurs qui ressortent clairement des données sont les suivants i) l’augmentation du volume des flux et du nombre de migrants bloqués à Agadez, ii) les implications politico-économiques de la politique migratoire au Niger, iii) le mécontentement vis-à-vis de la programmation ciblée sur les migrants à Agadez. 
  • Les migrants ont confirmé que la communauté locale est souvent une source importante de soutien et d’assistance, soutenant leur capacité à éviter les préjudices et à s’en remettre. 
  • Les incidents signalés de préjudices et d’abus à l’égard des migrants de la part de membres de la communauté locale étaient relativement peu fréquents, mais pas absents. 

Pour toute question, veuillez contacter amy@seefar.org

Seefar fait partie du consortium IMREF (Independent Monitoring Research and Evidence Facility) du programme SSS Phase II, mandaté par le Département pour le développement international du gouvernement britannique (DFID).

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